Victoria Hislop : L'île des oubliés

L’île des oubliés         par       Victoria Hislop.

Traduit de l’anglais par Alice Delarbre

Titre original : The Island

Les Escales (2012) ; Le Livre de Poche (2013) 408 pages

 

 

Magnifique roman que L’île des oubliés de Victoria Hislop, livre que je n’aurais sans doute jamais lu si je n’avais fait récemment un séjour en Crète où j’ai pu découvrir ce fameux îlot-forteresse de Spinalonga (photo ci-dessous), situé face à Plaka. C’est là qu’étaient envoyés en exil, coupés du monde, les malades de la lèpre et ceci de 1904 à 1957.

 

 

Alexis, jeune anglaise de vingt-cinq ans, curieuse de ses racines, intriguée par ses origines grecques, tente une nouvelle fois d’interroger sa mère. Celle-ci a grandi en Crète, n’a jamais évoqué ce pays et a toujours éludé les questions sur ses parents ou sa famille, se retranchant dans le mutisme.

 

Photo ci-contre : Victoria Hislop.

 

Cette fois-ci, cependant, sur l’insistance de sa fille, elle va lui remettre une lettre à destination d’une vieille amie d’enfance, Fotini, amie habitant Plaka (photo ci-dessous), son village natal. Elle lui demande de raconter pour elle, à sa fille, son histoire familiale.

 

 

 

Pourquoi Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? Alexis a la ferme intention de lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets.

 

 

 

C’est une histoire passionnante, tant au niveau romanesque qu’historique, qui est justement un bel équilibre entre les relations familiales, le contexte historique très, très intéressant et la culture crétoise dans toute sa diversité.

 

 

 

 

C’est une intrigue pleine de péripéties qui met en valeur l’amitié, l’amour, le partage, la solidarité, la loyauté mais aussi, malheureusement, l’abandon, l’exclusion, l’éviction, avec toute la cruauté que cela implique.

 

 

 

 

En résumé, ce roman très émouvant est un véritable plaidoyer contre l’exclusion et l’intolérance et un vibrant hommage à l’amour et à la paix. Il m’a passionnée et je le recommande vivement.

Ghislaine

 

 

 

 

L’île des oubliés         par      Victoria Hislop.

Traduit de l’anglais par Alice Delarbre.

Titre original : The Island.

Les Escales (2012) ; Le Livre de Poche (2013) 408 pages

 

 

« Elle découvrait l’héroïsme derrière l’humiliation, la passion derrière la perfidie, l’amour derrière la lèpre.

Le voile avait été levé sur tout le passé et les blessures exposées à l’air libre pourraient enfin guérir. »

 

Ces quelques lignes, traduites par Alice Delarbre, écrites par Victoria Hislop, lorsque L’île des oubliés arrive à son terme, rappellent l’essence même de ce roman hors normes, roman qui a obtenu et obtient encore une énorme audience.

 

 

J’ai adoré lire L’île des oubliés, texte magnifique, superbe lecture pleine d’enseignements qui m’a beaucoup appris sur la lèpre, le sort des lépreux au milieu du XXe siècle, ce qui n’est pas si loin de nous.

 

 

 

Au cours de ma lecture, j’ai pensé à Raoul Follereau (1903-1977) - en photo ci-contre - qui avait demandé, en 1954, aux dirigeants des deux plus grands pays du monde (USA et URSS) qu’ils donnent l’argent que coûte un seul bombardier stratégique, ce qui aurait permis d’éradiquer totalement la lèpre de la surface de la Terre. Il n’a jamais reçu de réponse !

 

 

 

 

J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette famille qui débute en Angleterre mai se poursuit ensuite en Crète, à Plaka et sur l’île de Spinalonga. Cette île fortifiée par les Vénitiens puis prise par les Turcs, a servi de lieu de réclusion pour les lépreux de Crète d’abord puis de la Grèce continentale ensuite, de 1903 à 1957.

 

 

C’est terriblement émouvant, cela arrache des larmes tellement Victoria Hislop (photo ci-dessus) a bien su rendre le terrible arrachement d’un malade aux siens tout en parlant des traditions crétoises où la religion tient une grande place.

Jean-Paul

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