Le château de mon père, Versailles ressuscité

Le château de mon père    Versailles ressuscité. 

BD  par Maïté Labat (scénario), Jean-Baptiste Véber (scénario),

Stéphane Lemardelé (storyboard) et Alexis Vitrebert (storyboard et dessin).

Prix BD 2020 Lecteurs.com.

Château de Versailles et La Boîte à Bulles (2019) 153 pages + dossier.

 

 

Un Auvergnat, Pierre de Nolhac, a sauvé le château de Versailles ! Par son acharnement, ses compétences et une volonté admirable, cet homme a redonné vie au château. C’est grâce à lui que, depuis plus de cent ans, nous pouvons admirer ce que Louis-Philippe avait transformé en musée de l’histoire de France…

 

 

Maïté Labat et Jean-Baptiste Véber pour le scénario, Stéphane Lemardelé pour le storyboard et Alexis Vitrebert aussi pour le storyboard mais surtout pour le dessin, sont les auteurs d’une belle réussite, un superbe album lauréat du Prix BD attribué par Lecteurs.com et édité par La Boîte à Bulles et le Château de Versailles que je remercie.

 

Les auteurs ont eu l’idée de faire raconter l’histoire par Henri, un des fils de Pierre et Alix de Nolhac. Par un dimanche de mai 1935, Henri rend visite à son père, fatigué, qui dirige le musée Jacquemart-André, à Paris et rédige ses souvenirs du fameux château.

 

L’histoire est découpée en trois grandes parties : L’arrivée à Versailles, de 1887 à 1892 ; La redécouverte de Versailles, de 1892 à 1900 et Versailles à la mode, de 1900 à 1936.

 

 

Avec du rythme, des rebondissements, beaucoup de tension, l’histoire de Pierre de Nolhac, dans cet immense château qui lui capte toute son énergie, m’a captivé et beaucoup appris sur ce qui fut la véritable mise en valeur de ce joyau de l’architecture.

 

 

Henri intervient souvent pour rappeler aussi ce que fut leur vie de famille, les naissances des de ses frères et sœurs qui grandissent dans ce cadre somptueux. Hélas, ce cadre les dévore aussi. Le malaise va grandissant entre Pierre et Alix qui lui reproche d’avoir toujours mieux à faire et de la laisser seule avec ses enfants.

 

 

Pourtant, grâce à toute l’énergie qu’il déploie, Pierre de Nolhac qui se révèle assez psycho-rigide vis-à-vis de ses enfants prenant de l’âge, réussit à renverser les barrières dressées par ceux qui veulent que rien ne bouge.

 

 

Devenu Conservateur du château, fin 1892, il a les mains libres pour remettre au grand jour les œuvres oubliées, éliminer les copies, résister aux architectes pour les empêcher de dénaturer les lieux qui serviront de cadre à la signature de la paix, le 28 juin 1919.

 

 

L’épreuve de la Première guerre mondiale était surmontée. Le Grand Canal avait été camouflé et les verrières peintes pour ne pas attirer les avions ennemis alors que beaucoup de chefs-d’œuvre avaient été embarqués dans le Midi et d’autres cachés dans les caves.

 

Le château de mon père, Versailles ressuscité  m’a passionné grâce à toutes les informations que cet album contient mais mon regard a aussi été captivé par la qualité de ses dessins et leur mise en page. Le choix du noir et blanc m’a un peu déçu, moi qui adore la couleur, mais je reconnais que ce choix a été judicieux car cela donne force et expressivité au dessin. Les images, les nuances de gris, la remarquable grandeur des bâtiments ou des salles est impressionnante. L’image montrant Pierre seul dans la Galerie des Glaces est prodigieuse !

 

Enfin, un dossier complète l’album et j’ai été très ému de découvrir toutes ces photos parfaitement légendées. Reflets d’une époque pas si lointaine et d’une famille, elles témoignent de l’importance et de l’intérêt de ce bel album dont le titre lance un clin d’œil complice à Marcel Pagnol.

 

Jean-Paul

 

 

 

 

 

 

 

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