Pascal Nordmann : SAMUEL JONES monologue
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Samuel Jones monologue par Pascal Nordmann.
Aux Presses Inverses (2024) 69 pages.
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Petit livre très original, ce monologue de Samuel Jones, signé Pascal Nordmann, me désoriente beaucoup dès le début.
Les divagations de ce Samuel Jones qui parle d’un atelier de mémoire, mélange cela avec des souvenirs de navigation, évoque un certain Strang, affirme être l’auteur du Traité des corps qui tombent, un travail révolutionnant les mathématiques de la panique et l’algèbre de l’échec… En plus, il raconte un voyage à Stockholm où, paraît-il, même le roi (photo ci-dessous) les attend pour leur attribuer la plus belle des récompenses ! Peut-être l’ont-ils même déjà reçue ?
Celui qui s’exprime parle à un autre Jones ou tout simplement à un double qui ne lui laisse aucun répit. Il y a une histoire avec Madame Jones, prénommée Béatrice. C’est cocasse car un amant en caleçon a été découvert dans l’armoire de sa chambre… On parle en plus de coups de pistolet !
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Reviennent, comme une antienne, ces quelques mots : « … une feuille morte descend des cintres.. », phrase énigmatique rythmant ce fameux monologue révélant un sérieux problème psychique, laissant entendre que ces Jones & Jones sont soignés dans un établissement spécialisé.
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Avec toujours autant d’humour décalé et surréaliste plus un brin de poésie, Pascal Nordmann (photo ci-contre) oscille entre délire et réalité. Jones salue de talent de Jones pour imiter le cri du moineau puis mentionne ces pilules dont la couleur change après une entrevue avec le nouveau directeur. Pourtant, ce dernier les avait bien écoutés… Surtout, dans son monologue, Jones s’échine à tenter d’alerter le monde sur cette fêlure universelle qui menace notre survie !
Merci à Emeline Cusin et aux Presses Inverses pour cette lecture surprise et passablement étonnante. Cette maison d’édition suisse publie principalement des textes de fiction qui sollicitent l’imaginaire. Avec le monologue de Samuel Jones, c’est particulièrement réussi.
Jean-Paul
