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Julien Hervieux et Prieur & Malgras : Le petit théâtre des opérations, les guerres napoléoniennes

Le petit théâtre des opérations :

Les guerres napoléoniennes 

BD par Julien Hervieux (scénario) et Prieur & Malgras (dessin et couleurs).

Fluide Glacial (2024) 54 pages.

 

 

 

 

Le petit théâtre des opérations, chez Fluide Glacial, est vraiment un régal qui fait sourire et apprend aussi beaucoup de choses.

 

 

 

Nous permettre de revoir des épisodes de notre Histoire avec humour et étonnement, voilà ce que réussit parfaitement Julien Hervieux. Les anecdotes sont toutes vraies et rendent justice à des personnages authentiques trop facilement oubliés ou dont l’histoire a été tronquée.

 

 

 

Dans cet album consacré aux guerres napoléoniennes, je rencontre d’abord Antoine Lasalle, le capitaine Lasalle, un Jean-Foutre, hussard mort à 34 ans, un miracle d’avoir vécu si vieux ! Cet homme s’est distingué, entre autre, en 1797 à la bataille de Rivoli puis en octobre 1806 à Stettin, face aux Prussiens.

 

C’est l’occasion d’apprendre qu’à l’époque, les chaussures étaient toutes les mêmes : pas de pied droit ni de pied gauche et seulement trois tailles alors que les soldats devaient marcher sur de très longues distances… aïe, aïe, aïe…

 

 

Ce n’est que sous le Second Empire qu’un certain Alexis Godillot mit au point une chaussure pour le pied droit et une autre pour le pied gauche. Il laissa ainsi son nom à la postérité puisque l’on désignait de grosses chaussures par le mot dédaigneux de godillots sans savoir que leur mise au point était un énorme progrès.

 

 

Suit la véritable histoire de Madame Sans-Gêne, Marie-Thérèse Figueur, qui brilla par son franc-parler et sa détermination. Or, c’est Catherine Hubscher, la femme du général Lefebvre, qui passa à la postérité grâce à la pièce de Victorien Sardou et Émile Moreau : Madame Sans-Gêne

 

 

L’attaque des lapins qui assaillent Napoléon apporte un peu plus de comique. Ça dépote. C’est désopilant et si bien raconté. Comme pour chaque thème ou personnage abordé, une page plus documentaire permet de faire un point historique mais c’est toujours écrit avec verve, ce qui poursuit dans la même veine.

 

 

Après avoir fait connaissance avec le capitaine de Chambure pour qui le sommeil c’est sacré, voici une fameuse jument de guerre : Lisette. J’apprends en plus l’origine de l’expression : « Saouls comme des Polonais. »

 

 

 

Un chapitre est consacré à la présence des femmes dans l’armée puis voici le grenadier Jean-Baptiste Coluche pardonné par Napoléon lui-même parce qu’il a appliqué la consigne. Au passage, Julien Hervieux (photo ci-dessous) glisse un clin d’œil avec aujourd’hui. Une vignette montre un député qui refuse de payer une amende après avoir été pris en infraction…

 

 

Quand arrive Daumesnil, le patron de Vincennes, j’admire sa détermination, son sens de l’honneur et son courage quelles que soient les circonstances.

 

 

Enfin, Julien Hervieux livre un éclairage très intéressant concernant les armées s’affrontant sur les champs de bataille, comme à Waterloo. Nationalités différentes, langues très variées, pas facile de se comprendre. Il met à l’honneur les Hollando-Belges utilisés et méprisés par Wellington qui écrira l’Histoire à sa façon. Là aussi, c’est précis, détaillé et remarquablement dessiné par Prieur et Malgras.

 

 

Les guerres napoléoniennes du Petit théâtre des Opérations est une réussite dont j’ai bien apprécié la lecture.

 

Merci Vincent pour cette découverte.

Jean-Paul

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D
Je n’ai pas encore lu celui-ci mais cest une serie que j'apprécie également
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