MENU

Les rues de Lyon, numéro 124 : DERBY, une histoire lyonno-stéphanoise

Les rues de Lyon  numéro 124 : DERBY

Une histoire lyonno-stéphanoise.

 

par Céheu et O & JP Travard.

 L’Épicerie séquentielle (avril 2025) 12 pages.

 

 

 

Derby une histoire lyonno-stéphanoise, ce titre du numéro 124 des Rues de Lyon, fait aussitôt penser à l’opposition footballistique entre l’OL et l’ASSE (l’Olympique Lyonnais et l’AS Saint-Étienne).

 

 

Pour y voir plus clair dans cette rivalité, les auteurs ont remonté le temps, jusqu’au Moyen-Âge, et sont revenus aux sources de ce qu’est un derby.

 

Le derby est en effet à l’origine une compétition hippique créée en 1780 par le Britannique Edward Stanley, comte de Derby.

 

Les scénaristes Olivier et Jean-Philippe Travard, qui publient ici leur troisième Rues de Lyon, ont ainsi imaginé une course hippique où sont engagés deux chevaux : un cheval stéphanois monté par un mineur, en l’occurrence une mineuse, portant une tunique verte et le numéro 42, et un cheval lyonnais   monté par Guignol aux couleurs rouge et bleu, au numéro 69.

 

En parallèle de cette course se déroule l’historique des deux villes, du Moyen-Âge jusqu’à nos jours.

 

 

Pour suivre cette course et surtout toutes les explications historiques, c’est la voix off de deux narrateurs présents sur l’hippodrome qui, comme dans un match de foot, commentent en se répondant l’un l’autre, n’oubliant pas au passage, de se couper et  de se taquiner gentiment.

 

On apprend que c’est au XVIIIe siècle, que l’on peut parler vraiment de relation entre les deux villes, Saint-Étienne étant véritablement établie comme ville.

 

Le développement industriel des deux cités va aller croissant. Exploitation des mines et métallurgie pour Saint-Étienne et industrie mécanique et automobile pour Lyon font de la région, l’un des poumons économiques du pays. Leurs industries sont différentes mais complémentaires.

 

C’est au début du XXe qu’un élément essentiel va cristalliser la rivalité lyonno-stéphanoise, le football.

 

Ce numéro 124 se révèle passionnant et très instructif. Il rappelle les liens qui unissent les deux villes et montre qu’au-delà de la rivalité, symbole peut-être porté par le résultat du derby, les deux chevaux arrivant ex-aequo, les deux villes se complètent assez bien.

 

Si les scénaristes ont fait preuve d’originalité et de beaucoup de talent pour évoquer ce fameux derby qui enflamme les deux cités chaque année, n’hésitant pas à faire intervenir deux anciens présidents emblématiques Roger Rocher et Jean-Michel Aulas, aux réparties assassines, le dessinateur et coloriste Céheu n’est pas en reste. Ses dessins sont remarquables, qu’il s’agisse des chevaux ou des personnages, footballeurs, anonymes ou pas, dirigeants, ou commentateurs, tous superbement croqués. De belles teintes pastel et beaucoup de vert bien sûr, pour évoquer la période faste des Stéphanois avant leur période de déclin.

 

 

Il se murmure d’ailleurs que pour Céheu (photo ci-dessous), lyonnais convaincu, peindre tout ce vert fut une vraie torture.

Comme je le comprends !

 

 

Mes remerciements renouvelés à Vincent.

Ghislaine

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Thème Magazine -  Hébergé par Overblog