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Les rues de Lyon, numéro 125 : Tout le monde déteste Perrache

Les rues de Lyon  numéro 125 : Tout le monde déteste Perrache.

par Arnaud de Viviers.

 L’Épicerie séquentielle (mai 2025) 12 pages.

 

 

 

 

On adore Lyon ! Mais on y trouve un bâtiment détesté de tous (ou presque). C’est Perrache !

 

Cette phrase introduit le numéro des Rues de Lyon du mois de mai.

 

 

 

Arnaud de Viviers ne s’intéressait pas outre-mesure à cet immense complexe de béton qui comprend non seulement la gare mais l’autoroute et aussi l’échangeur autoroutier ou multimodal que l’auteur qualifie de « verrue de Lyon ».

 

 

C’est en découvrant une photo de ce qu’il y avait avant qu’il est indigné et se demande qui a bien pu avoir l’idée de mettre ici l’horrible bâtiment que l’on connaît aujourd’hui. Il lui fallait trouver un coupable ! Et pour cela remonter le temps…

 

Jusqu’en 1766, c’est à cette époque que l’ingénieur Antoine Michel Perrache, avec l’assentiment du roi Louis XV, a l’idée, dans ce confluent Rhône et Saône, d’assécher le mélange de marais et d’îlots inhabités pour créer une presqu’île deux fois plus grande et ainsi faire beaucoup de place pour construire à Lyon.

 

 

C’est en 1855 qu’est construite la gare de Perrache pour profiter de la liaison Paris-Marseille : une frontière en fait, avec d’un côté des chaudronniers, des ports industriels, un abattoir deux prisons et de l’autre le quartier résidentiel, sa place et ses fontaines.

 

 

 

Sautons un siècle jusqu’au début des années 1960 avec le développement exponentiel de la voiture et une France d’après-guerre pas du tout adaptée pour ça. Il faut construire des autoroutes, beaucoup d’autoroutes. Louis Pradel, alors maire de Lyon va s’investir personnellement dans l’arrivée de l’autoroute à Lyon.


Les grands travaux commencent avec le percement du tunnel sous Fourvière, mais ensuite, c’est plus compliqué…

 

C’est en 1976 que sera inauguré le  monumental centre d’échanges multimodal.

 

Arnaud de Villiers, illustrateur et auteur de bande dessinée, dessine habituellement de la fantasy.

 

Il réussit néanmoins de façon magistrale dans ce numéro de mai, à représenter et à nous faire revivre la progression de ce chantier hors-normes jusqu’au final avec cet échangeur autoroutier.

 

 

Une fois de plus, un numéro des Rues de Lyon passionnant qui m’a permis d’apprendre beaucoup sur Perrache, « ce lieu né du mariage entre bonnes volontés et mauvaises décisions. »

 

 

De grands projets sont prévus pour 2028, mais sera-ce mieux ou regretterons-nous la laideur actuelle ?

 

Mes remerciements renouvelés à Vincent.

Ghislaine

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