Sur les chemins de Stevenson : Cévennes & autres itinéraires européens
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Sur les chemins de Stevenson par les Éditions Gallimard.
Cévennes & autres itinéraires européens.
Voyages Gallimard (2024) 239 pages.
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Attiré par le titre de ce beau livre, je l’ai emprunté à ma médiathèque car je venais de lire Voyage avec un âne dans les Cévennes, le fameux récit signé Robert-Louis Stevenson.
Il fallait tout de suite remarquer le pluriel dans le titre car cet album présente plusieurs chemins suivis par le célèbre écrivain écossais mais débute bien sûr par ce GR 70 qui conduit du Puy-en-Velay à Alès.
C’est Coralie Grassin, une globe-trotteuse installée à Londres, qui a la lourde charge d’ouvrir un ouvrage qui se veut exhaustif. Elle commence en rendant hommage à son ânesse, Craquotte, qui est le personnage central de son récit.
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Elle raconte bien son périple truffé d’anecdotes. Avec Craquotte, elle me rappelle, bien sûr, la Modestine de Stevenson mais aussi Antoinette dans les Cévennes, film réjouissant de Caroline Vignal dans lequel Laure Calamy fait vivre ses déboires avec Patrick, un âne bien récalcitrant mais qu’elle a beaucoup de mal à quitter comme Coralie Grassin avec Craquotte et Robert-Louis Stevenson avec Modestine.
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Pourtant, Craquotte lui a bien joué un mauvais tour en disparaissant à Saint-Germain-de-Calberte. L’ayant retrouvée avec l’aide de plusieurs bonnes âmes, l’autrice a été obligée de s’en séparer à St-Étienne-Vallée-Française et le final lui a paru bien difficile à cause de l’absence d’une ânesse bien rôdée au parcours, compagne devenue idéale.
Suivent Infos pratiques et un détail du parcours en cinq grandes étapes. Une belle documentation donne forcément envie d’y aller. Les photos sont belles avec ces fameux montjoies, ces pierres dressées le long du chemin qui conduit au sommet Finiels, sur le mont Lozère.
Le châtaignier tient aussi la vedette entre Pont-de-Monvert et Cassagnas, comme l’abeille noire. Avant d’arriver à Alès, il faut admirer la pureté du ciel, la nuit, ainsi que la clarté des petites rivières, les Gardons. Coralie Grassin n’oublie pas les magnaneries et fait un détour par Mialet où le Musée du Désert rappelle la résistance héroïque des Camisards.
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Suivent alors d’autres parcours effectués par Robert-Louis Stevenson. Ils sont tous présentés avec la même clarté et un sens du détail précieux, plus des renseignements pratiques pour qui veut s’y lancer.
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D’autres auteurs s’expriment ensuite et donnent un bon cachet littéraire à l’ouvrage qui mêle ainsi sens du récit, belles photos et conseils pratiques, avec bonheur.
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Le pays de Fontainebleau remonte un peu le temps avec la rencontre mythique entre Robert-Louis Stevenson et Fanny Osbourne (photo ci-dessous : Stevenson est le quatrième en partant de la droite et Fanny Osbourne un peu plus à gauche). Là aussi, un itinéraire de randonnée est proposé. Il est même évoqué une liaison entre Châtillon-sur-Loire et Le Puy-en-Velay… sacré challenge !
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On m’emmène ensuite sur les rivières et canaux du Nord que Stevenson a parcouru, à la rame, suivant l’Escaut, la Sambre et l’Oise, son premier récit de voyage. Olivier Godin suit l’itinéraire à vélo, à travers les Hauts-de-France.
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Après deux pages consacrées à Stevenson le vagabond, nous voilà en Écosse pour le Stevenson Way, un chemin non balisé de 370 km, sur les pas de David Balfour, le héros de Kidnapped !, roman publié avec une carte. Je retrouve là toute la jeunesse de celui qui écrira L’île au Trésor.
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Photo ci-dessus : la maison où vécut Robert-Louis Stevenson, à Édimbourg.
Je fais aussi connaissance avec Thomas Stevenson, son père, qui était constructeur de phares et espérait voir son fils poursuivre dans le métier.
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De santé très fragile, comme sa mère, ce fils se distingua comme un voyageur attaché aux Chemins de l’Histoire, un défenseur des peuples opprimés et surtout un fameux écrivain.
Jean-Paul
