Notre Chemin de Stevenson : du 25 juin au 8 juillet 2025.
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4. Samedi 28 juin : Le Bouchet St Nicolas – Langogne.
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L’étape est longue aujourd’hui, plus de 27 km, le ciel est tout bleu et marcher à la fraîche est un véritable régal surtout que le profil est plutôt descendant jusqu’à Landos. Pour l’instant, nous sommes seuls et nous nous régalons.
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L’entrée de Landos est bonifiée par le joli petit pont de la Castier (photo ci-dessus), restauré en 1989. Fontaines, place centrale, la vie semble paisible dans ce bourg qui est tout de même à 1100 mètres d’altitude.
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C’est un peu plus loin, dans le hameau d’Arquejols, que deux femmes très sympas nous accostent et nous signalent un point d’eau spécialement aménagé pour le Chemin de Stevenson avec une cabane en bois pouvant servir d’abri. Aujourd’hui, cela n’est pas nécessaire mais nous faisons, bien sûr, le plein d’eau car nous savons que la journée va être chaude.
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C’est juste après que nous découvrons un superbe viaduc de 209 mètres de long, celui d’Arquejols, pas souvent photographié car moins spectaculaire que celui de Mérindol que nous découvrirons le 2 juillet, près de Chasseradès.
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Si la voie ferrée a été construite à partir de 1902, elle a été mise en service en 1912, pour relier Le Puy à Langogne. Le tout-route a sonné le glas de cette voie ferrée comme celui de beaucoup d’autres, hélas. Fermée dans les années 1980, seul le vélorail conserve un peu de vie entre Landos et Langogne mais lors de notre passage, nous n’avons pas vu d’engins à pédale sur les rails…
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Peu après, c’est l’heure du pique-nique, à l’ombre, assis. Il faut reprendre des forces car une longue ascension nous attend. Près du sommet, nous découvrons, au loin, le barrage de Naussac (photo ci-dessous) dont la construction (1976 – 1980) a suscité de forts mouvements de contestation. Pour réguler l’étiage de la Loire afin d’assurer le refroidissement de deux centrales nucléaires en été, on a noyé le village de Naussac et de nombreuses fermes. Mis en service en 1983, il retient 190 milliards de mètres cubes d’eau sur 1050 hectares et 8 kilomètres de long.
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C’est à ce moment, que survient Guillaume (merci pour la photo) qui vient d’Amboise. Nous parlons beaucoup avec ce jeune homme, titulaire d’un diplôme de pharmacien, formé trois ans au cours Florent, qui tente de se stabiliser dans la vie. Nous voyant avec nos chapeaux, il regrette d’être parti avec une simple casquette…
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La halte à Pradelles (photos ci-dessous) est très vivifiante. Ce gros village est beau, regorge de témoignages d’une histoire riche en événements comme celui du 10 mars 1588 quand Jeanne la Verde, dite la Verdette, sauva son village en blessant grièvement le capitaine Chambaud commandant la troupe huguenote en lui lançant une grosse pierre sur la tête !
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Ici, il y a beaucoup de beaux monuments à photographier mais ce qui nous touche le plus, c’est la rencontre très sympa avec une dame, dans la rue. Nous parlons longuement mais elle ne nous rassure pas en nous affirmant que, de Pradelles à Langogne, nous n’aurons pas d’ombre.
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Hélas, elle a raison et il faut s’accrocher pour boucler les derniers kilomètres sur une belle piste mais en plein cagnard.
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Cette fois-ci, nous avons quitté la Haute-Loire et pu apprécier la vue sur la Margeride en entrant en Lozère, sans oublier la fameuse Bête du Gévaudan dont Stevenson parle longuement dans son Voyage avec un âne dans les Cévennes.
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Après avoir franchi l’Allier (photo ci-dessus) et laissé la région Auvergne Rhône-Alpes pour l’Occitanie, nous voici au Grand Hôtel 1899 tenu par des gens très sympas qui n’hésitent pas à s’emparer de nos gros sacs pour les monter dans notre chambre. Merci ! En plus, le repas du soir est fin et délicieux, ce qui ne gâte rien. Nous mangeons aux côtés du couple d’Australiens rencontrés dès le départ du Puy. Comme ils vont s’accorder une journée de repos à Langogne, nous leur disons au revoir après une nouvelle discussion anglo-française réussie…
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Une petite balade dans les rues du centre de Langogne nous permet de repérer une boulangerie qui sera ouverte le dimanche matin et surtout d’apprécier le centre ancien très bien mis en valeur, centre que nous ne voyions pas lorsque nous traversions cette sous-préfecture de la Lozère… sans nous arrêter…
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Strava : 28,430 km ; 377 m de dénivelé.
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Ghislaine et Jean-Paul
