Notre Chemin de Stevenson : du 25 juin au 8 juillet 2025.
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3. Vendredi 27 juin : Le Monastier-sur-Gazeille – Le Bouchet St Nicolas.
Cette fois-ci, nous sommes dans les pas de Robert-Louis Stevenson si bien, qu’au départ, un âne nous fait un clin d’œil du haut de son enclos !
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Une fois passée l’église Saint-Jean (IXe siècle, photo ci-dessus), la descente est rapide vers la Gazeille (photo ci-dessous) mais qui dit descente rapide, laisse présager une remontée non pas rapide mais laborieuse…
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Avant d’atteindre la rivière, en traversant un quartier récent, ce ne sont pas des ânes mais trois chevaux qui se baladent en liberté sur le macadam. La circulation étant quasi nulle, cela ne semble pas inquiétant. Comme il nous reste beaucoup de chemin à faire, pas le temps de s’occuper de ces braves bêtes ; juste une caresse en passant…
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Comme redouté, il faut grimper sur le plateau et c’est raide. Passer de 816 mètres à 985 mètres ne se fait pas en un clin d’œil mais la récompense en haut… pour les yeux… vaut le coup.
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Forêt, hameaux agrémentent notre marche pour arriver à St Martin de Fugères, joli village dont le clocher de l’église, clocher mur ou à peigne, mériterait une photo mais impossible : de gros travaux de voirie nous détournent du sentier, nous obligeant à suivre la route avant de retrouver le GR70.
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Depuis le départ du Puy, nous découvrons l’agriculture altiligérienne des plateaux avec d’immenses champs et d’énormes engins en pleine récolte du fourrage pour l’hiver. Avantage : larges pistes bien entretenues sans caillasse ; inconvénients : passage d’énormes tracteurs tirant d’énormes remorques, poussière et monotonie. En même temps, nous voyons peu de troupeaux dans les champs. Cela évoluera petit à petit.
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Certains chemins sont à peine visibles et il faut souvent redoubler l’attention pour ne pas s’égarer. Ces fameux chemins sont souvent délicats à parcourir à cause de la caillasse d’origine volcanique et il faut serrer les dents et redoubler d’attention pour éviter la chute ou pour grimper à un rythme correct.
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Enfin, la descente sur Goudet (photo ci-dessus) est un véritable ravissement avec la Loire et le château de Beaufort (XIIIe – XVIe siècle). Point fort de la traversée de ce joli bourg : une fontaine et des toilettes. On apprécie, surtout qu’il va falloir grimper longtemps pour arriver à Montagnac.
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Maintenant, il faut trouver un coin à l’ombre où nous pouvons nous asseoir afin de pique-niquer grâce au panier repas acheté au départ… pas évident mais nous y arrivons. Après Ussel, nous passons près de Costaros avec la traversée de la très fréquentée nationale 88. Heureusement, un tunnel nous évite tout désagrément. Nous sommes à plus de 1000 m sans en avoir l’impression, avec le Mont Mézenc en toile de fond.
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L’étang du Péchay (1128 m, photo ci-dessous) est beau dans son écrin de verdure mais il reste encore plus de 4 kilomètres. Il faut franchir un passage peu visible à cause de grandes herbes qui dissuadent tellement que de nombreux randonneurs passent par le champ voisin, ce qui risque de causer des problèmes avec le propriétaire…
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Enfin, voici le but de la journée : Le Bouchet St Nicolas (1217 m, photo ci-dessous), sur le grand plateau volcanique du Devès ! Le lac de cratère du Bouchet n’est pas loin mais, comme nous connaissons déjà, nous allons directement à l’Auberge du Couvige où une mauvaise surprise nous attend. En effet, nous sommes logés au deuxième étage, sous le toit mais, surtout, il faut hisser nos gros sacs tout en haut avec du premier au second, un escalier très raide, type échelle de meunier.
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Qu’importe, nous serrons les dents, nous grimpons et nous apprécions la douche salvatrice. Par contre, nous apprécions moins le repas du soir. Le tenancier, pas avare de paroles, nous annonce, tout fier, que, ce soir, nous n’aurons pas de lentilles, ces fameuses lentilles du Puy dont nous rêvons mais… des spaghettis ! Avec pâté-croûte et une énorme tranche de rôti de porc, nous avons connu et nous connaîtrons plus fin et plus appétissant.
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Là, nous avons retrouvé nos Vendéens, Pascale et Olivier et fait connaissance avec un couple qui fait le Chemin en dix jours seulement. Malgré l’altitude, la nuit est très chaude mais il faut reprendre des forces afin de négocier correctement notre troisième journée.
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Strava : 24,220 km ; dénivelé : 835 mètres.
Ghislaine et Jean-Paul
