Les rues de Lyon, numéro 127 : Georges Salendre, sculpteur et résistant
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Les rues de Lyon numéro 127 : Georges Salendre, sculpteur et résistant.
par Floppiz.
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L’Épicerie séquentielle (juillet 2025) 12 pages.
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Ce numéro 127 des Rues de Lyon est un bel hommage à Georges Salendre, ce sculpteur et résistant né en 1890, qui résidait à la Croix Rousse.
Tous les Lyonnais connaissent au moins une de ses œuvres, la statue imposante du Veilleur de pierre, qui se dresse sur la place Bellecour à Lyon. Elle fut érigée en 1948, sur les lieux mêmes où cinq résistants furent fusillés en représailles d’un attentat perpétré par la Résistance le 26 juillet 1944, contre le café-restaurant du Moulin à Vent, fréquenté par l’occupant.
Cependant, peu nombreux sont ceux qui connaissent l’histoire de cet artiste.
Né dans le petit village de Romanèche-La-Montagne, au bord de l’Ain, rivière qui restera sa source d’inspiration, Georges Salendre part à Lyon pour devenir maître carrier comme son père, tout en suivant les cours des Beaux-Arts.
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Mobilisé en 1916, il est gravement blessé sur le champ de bataille.
En 1920, sa santé s’étant améliorée, lui vient l’envie de sculpter. Tony Garnier le présente alors au maire Edouard Herriot qui lui confie sa première sculpture majeure : Le Christ monumental pour la chapelle de l’hôpital de Grange-Blanche. Il devient l’ami de nombreux artistes dont Suzanne Valadon et Maurice Utrillo et devient un pacifiste engagé dans ses convictions tant artistiques que civiques.
Mais la guerre revient...
Durant la seconde guerre mondiale, il se distingue en fondant le groupe de résistance des Chartreux, participe à des actions armées, cache durant quatre ans, le chef d’orchestre juif et allemand Walther Hirschberg dans son atelier croix-roussien.
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Il commence alors à sculpter le visage de la Résistance et plusieurs de ses œuvres dont le fameux Veilleur de nuit, sont des monuments à la Résistance et à la mémoire des soldats morts pour la France.
Il obtient de nombreuses distinctions et si la plupart de ses sculptures sont pour la paix et la mémoire de la guerre, son premier amour reste cependant le corps des femmes.
C’est la lyonnaise de cœur Floppiz (Wendy au pays imaginaire) et autrice déjà, des Rues de Lyon n° 100, qui a dressé le portrait de ce sculpteur et résistant et ceci, de belle manière.
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Dans un style naïf, avec des planches sobres, elle a su avec talent, non seulement nous offrir quelques-unes des œuvres du sculpteur, mais redonner vie à cet artiste méconnu, lui laissant le soin de se présenter lui-même en nous donnant ainsi un récit très vivant.
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J’ai vraiment apprécié de découvrir en BD le parcours passionnant de cet homme qui a lutté toute sa vie pour la paix, aussi bien en tant que résistant qu’à travers son art et j’ai été particulièrement séduite par la couverture de ce numéro de juillet, conquise encore une fois par ce mensuel de bande dessinée local et équitable.
Merci Vincent.
Ghislaine
