Céka et Yigaël : Marie Curie, la scientifique aux deux prix Nobel BD
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Marie Curie, la scientifique aux deux Prix Nobel.
BD par Céka (scénario) et Yigaël (dessin et couleurs).
Faton éditions (2025) 95 pages.
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Les éditions Faton savent éditer des BD pour apprendre. Eh bien, avec Marie Curie, la scientifique aux deux Prix Nobel, c’est réussi !
Raconter la vie de cette femme exceptionnelle n’est pas simple, tellement sa vie fut dense et consacrée à la science.
De la naissance de Marya Slodowska, à Varsovie le 7 novembre 1867, à l’entrée de Marie Curie – avec Pierre, son mari – au Panthéon, le 20 avril 1995, Céka (Erick Lasnel) a réussi un récit complet et captivant.
Côté explications techniques et scientifiques, il n’en fait pas trop mais assure un minimum pour suivre les recherches passionnantes menées par Marie Curie pour arriver à la découverte du radium.
En 1885, la Pologne est sous domination russe et les femmes ne sont pas admises à l’université. C’est grâce à l’université volante que Marya se forme avant de quitter son pays pour Paris en 1891.
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Ainsi, en vingt-et-un chapitres, avec les dessins de Yigaël, je suis la carrière unique de Marie qui vient d’épouser Pierre Curie. Ensemble, ils poursuivent les recherches sur les propriétés magnétiques de différents aciers. Tout cela se fait dans des conditions matérielles très difficiles.
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Ils étudient la pechblende, un minerai radioactif et découvrent le polonium et le radium en 1898.
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Le 10 décembre 1903, avec Pierre et Henri Becquerel : Prix Nobel de Physique. Elle est la première femme de l’Histoire à recevoir le Prix Nobel ! En 1911, lui sera décerné un second Prix Nobel, chimie cette fois, pour la découverte du radium et du polonium. Elle est la première scientifique à obtenir cette prestigieuse récompense. Vingt-quatre ans plus tard, sa fille, Irène Joliot-Curie recevra à son tour la même distinction.
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Ainsi, pas à pas, la vie et la passion pour la recherche scientifique de Marie Curie sont développés. Les dessins sont beaux et vivants mais, au bout d’un moment, je trouve les portraits trop guindés. Cela n’empêche pas les auteurs d’offrir de belles pages détente comme à « Sorbonne-plage », à l’Arcouët, près de Paimpol, en Bretagne.
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En dehors des recherches et des découvertes successives, c’est la période couvrant la Première guerre mondiale qui m’apprend le plus. Je trouve que ce n’est pas assez évoqué lorsqu’on parle de cette guerre. En effet, Marie Curie a créé le service de radiologie des armées qu’elle dirige avec le Docteur Béclere. Sa fille, Irène est là pour l’assister. Ainsi, ses découvertes permettent non seulement de soigner le cancer mais aussi de diagnostiquer les blessures graves des soldats, pour des soins plus efficaces, hâtant ainsi leur guérison.
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Photo ci-dessus : Céka (scénario).
Riche d’informations, illustrée avec soin, cette BD est une réussite car elle offre une lecture très instructive. D’ailleurs, les dernières pages proposent « Marie Curie en 10 dates » avec, en particulier, deux photos intéressantes : Marie Curie et Albert Einstein au premier rang des participants à la conférence Solvay en 1927, à Bruxelles et, plus émouvante, Marie Curie et sa fille, Irène, en plein travail.
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Si Marie Curie est morte le 20 avril 1934, son œuvre vit encore et il bon de rappeler qui elle fut comme Céka et Yigaël (photo ci-dessus) l’ont fait avec talent dans : Marie Curie, la scientifique aux deux Prix Nobel.
Jean-Paul
