I. 2025 : nos dixièmes Correspondances de Manosque
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I. 2025 : Nos dixièmes Correspondances de Manosque.
27e édition
Mercredi 24 septembre
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La veille, nous étions allés à Forcalquier, une sous-préfecture très agréable, pour randonner jusqu’au site étonnant des Rochers de Mourres. C’était une belle façon de débuter notre dixième séjour manosquin, sous un beau soleil, même si la météo annonce une semaine assez fraîche.
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Nous voilà donc une nouvelle fois, place de l’Hôtel de Ville après avoir découvert l’Avenue Jean Giono rénovée et permettant un accès plus sécurisé à la porte Saunerie ouvrant sur la Grand Rue où nous passons toujours avec beaucoup d’émotion devant la maison où Jean Giono est né et a grandi.
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Un peu plus tôt, le Centre culturel Jean Giono nous avait permis une très complète rétrospective sur la vie et l’œuvre de l’écrivain dont Le Paraïs, sa maison accrochée sur un flanc du Mont d’Or est sur le point d’ouvrir à nouveau à la visite.
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Aujourd’hui, c’est une nouvelle fois Camille Galtier (photo ci-dessous), le maire qui lance la 27e édition. Il affirme avec justesse que « Manosque est ville du Livre » et qu’elle est donc très engagée pour la paix et la liberté d’expression. Son hommage à Boualem Sansal et sa solidarité envers cet écrivain si injustement emprisonné en Algérie, sont très appréciés : « Un écrivain ne devrait pas être opprimé ». Il ajoute enfin que l’Algérie et la France devraient être, aujourd’hui, deux pays amis.
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Suivent un Conseiller départemental, un Conseiller régional qui rassurent en affirmant que les budgets pour la Culture seront maintenus en 2026. La Sous-préfète renouvelle le soutien de l’État, précisant que « correspondre, c’est être ensemble et se répondre ».
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Enfin, en tant que directeur et fondateur des Correspondances de Manosque, Olivier Chaudenson (photo ci-dessus) lance la 27e édition avec humour. Il précise que dix primo-romanciers auront leur place, que l’écrit est bien sûr présent mais aussi l’image et la musique. Les fameux écritoires en granite, installés place du Terreau, rappellent notre empreinte carbone actuelle pour celui qui pèse 10 tonnes et, juste séparé par une table d’orientation, un autre pesant 2 tonnes, l’objectif fixé pour 2050. Ils sont l’œuvre de Lise Couzinier et Olivier Lubeck.
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L’auteur prévu, Omar Youssef Soumeinane (L’Arabe qui sourit) étant malade, il est remplacé par deux écrivains que nous allons découvrir aussitôt, présentés par Maya Michalon.
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Hajar Azell : Le sens de la fuite (Gallimard)
Autrice née à Rabat (Maroc) Hajar Azell, finaliste du Prix du Quai d’Orsay, vit en France depuis 2010. Le sens de la fuite est son second roman.
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Elle parle d’une jeune femme, Alice, qui est à Beyrouth, journaliste en temps de guerre. Elle pose la question : jusqu’où aller pour apporter l’information ? Elle met en avant le rôle méconnu du fixeur, indispensable aux journalistes dans un pays en guerre. Ensuite, au Caire, place Tahrir, elle est au cœur du Printemps arabe avant de se rendre, ensuite, en Algérie.
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« Même quand les rêves sont révolus, les révolutions se poursuivent », écrit Hajar Azell pleine d’espoir même si Alice, son héroïne, de retour à Paris, en veut à Paul qui l’a envoyée là-bas…
Kévin Thiévon : La bouche dans le sable (Le bruit du monde)
Né à Lyon en 1993, Kévin Thiévon, est diplômé en relations internationales. La bouche dans le sable est son premier roman. S’il a vécu un an en Irak, il a été aide-de-camp du Commandant sur le porte-avions Charles de Gaulle. Actuellement, il est Adjoint au chef de département OTAN - Relation transatlantique au Ministère des Armées et vit à Paris.
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Dans son livre, il fait rencontrer deux mondes : l’Irak et la France avec, d’un côté, Zelda, dynamique et fougueuse, et de l’autre Marwan, jeune irakien, qui essaie de vivre une vie française, sur la Côte d’Azur où sa famille s’est réfugiée. Kévin Thiévon fait ainsi prendre conscience des dégâts psychologiques causés par ces guerres qui ravagent les pays du Moyen-Orient. La rencontre entre Zelda et Marwan est fascinante.
La Grande Sophie : Concert littéraire « Tous les jours, Suzanne ».
Quelle soirée ! Quel spectacle !
La Grande Sophie nous a offert un concert littéraire à partir de son premier livre, Tous les jours, Suzanne, et ce fut un régal.
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À partir de son vécu de chanteuse qui a sorti son premier album en 1997, elle a bâti un seule en scène avec Johanna Boyé. Se déplaçant d’un endroit du plateau à un autre, tirant par hasard une lettre, en lisant quelques lignes, elle nous prend, elle captive notre attention et nous fait partager une carrière déjà bien remplie qui lui a permis, comme elle l’avoue, de réaliser ses rêves d’enfant.
Heureusement, elle chante. Plusieurs guitares l’attendent et elle s’accompagne avec talent. Cette chanteuse, nous la connaissions, bien sûr, mais l’apprécier sur scène comme ce soir, est vraiment impressionnant. Nous nous demandons comment elle peut faire pour tout mémoriser : des déplacements millimétrés, une robe pesante dont elle finit par se débarrasser, au grand soulagement de Ghislaine qui ne l’aimait pas, et une aisance impressionnante.
Pour clôturer cette première journée, nous ne pouvions pas espérer mieux dans ce Théâtre Jean-le-Bleu archi-comble applaudissant à tout rompre une brillante artiste qui a réussi à nous faire partager quelques bonnes pages de son livre et, surtout, à nous régaler avec ses chansons.
Ghislaine et Jean-Paul
