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Alain Yvars : Ma galerie imaginaire

Ma galerie imaginaire    par    Alain Yvars.

Si les œuvres parlaient

BoD (2025) 161 pages.

 

 

Savoir partager une passion n’est pas toujours chose aisée. Pourtant, avec son dernier livre, Ma galerie imaginaire, troisième opus de Si les œuvres parlaient, Alain Yvars le réussit remarquablement.

 

Déjà, une couverture magnifique reprenant Femme en chemise d’André Derain (1906) incite fortement le lecteur à entrer dans cette Galerie imaginaire qu’Alain Yvars sait faire vivre de façon très originale.

Plutôt que de se lancer dans un discours didactique, il imagine à chaque fois une séquence très vivante dans laquelle l’artiste lui-même peut être impliqué ou un passionné de peinture comme avec l’exposition consacrée à Georges de La Tour au Grand Palais et son fameux tableau : Saint-Sébastien soigné par Irène (1649).

 

 

Bien sûr, les impressionnistes se taillent une part du lion bien méritée avec des débats très intéressants et surtout révélateurs de l’esprit d’une époque difficile à comprendre aujourd’hui.

 

 

C’est Berthe Morisotquel magnifique tableau que celui où elle représente sa sœur en train de lire ! – qui fait bien revivre le débat dans une lettre imaginaire, je pense, à sa sœur Edma qui peignait aussi. Grâce à Nadar, Monet, Pissarro, Sisley, Degas, Renoir, Cézanne, Guillaumin… avaient pu exposer leurs œuvres de peintres dits avant-gardistes. Berthe Morisot était la seule femme dans ce lot relevé. C’est là qu’un journaliste nommé Louis Leroy, pour faire un peu d’esprit, surtout pour se moquer, avait titré son article : « L’exposition des impressionnistes. » Il ne croyait pas si bien dire car c’est ce mot, Impressionnistes, qui est passé à la postérité.

 

Alors, tournant les pages de ce beau petit livre, j’ai découvert des artistes, parfois révisé quelques notions de peinture, allant dEugène Delacroix à Georges de La Tour déjà cité.

 

Gustave Courbet : Les demoiselles du bord de Seine, 1857.

 

Que j’aimerais visiter un musée en compagnie d’Alain Yvars ! Ce serait un guide passionnant mais, c’est triste à dire, j’oublie trop vite les notions que je découvre… Qu’importe, je ne me décourage pas et Ma galerie imaginaire m’a fait passer de très bons moments car les tableaux dont il parle, par l’entremise des personnages mis en scène, sont là et je m’y reporte souvent, guidé par les détails donnés et les explications complètes.

 

 

Seize chapitres présentent chacun un peintre. Si Édouard Manet mérite bien deux apparitions, j’ai été agréablement surpris par la découverte de Joaquim Sorolla, peintre espagnol de Valence.

 

 

La balade estivale avec Eugène Boudin m’a aussi étonné avec ce superbe tableau des Lavandières au bord de l’étang (1880). C’est un hommage mérité à ces femmes qui accomplissaient un travail ingrat et harassant, à genoux au bord de l’eau. J’ai connu et vu, dans mon village, les dernières femmes allant laver le linge à la rivière… une autre époque…

 

 

Bien sûr, tous très célèbres : Eugène Delacroix, Gustave Courbet, Henri Matisse, Edgar Degas, Johannes Vermeer, Jean Fouquet, Auguste Renoir, Frans Hals, Vincent Van Gogh sont aussi bien mis en valeur dans Ma galerie imaginaire.

 

 

Je me suis vraiment régalé en lisant ce livre et je sais que j’y reviendrai. Aussi, je remercie bien sincèrement Alain Yvars pour cette visite qui m’a aussi permis de constater que plusieurs de ces tableaux célèbres ne sont pas tous exposés au Louvre ou à Orsay mais à New York, à Londres, en Pennsylvanie, à Copenhague, à Anvers (Jean Fouquet), à Madrid, à Los Angeles, à Washington, à Détroit, à Chicago, à Zurich, à Amsterdam, à Berlin, à Williamston (Michigan), à Shelburne (Vermont), à Munich, à Cleveland et à… Vic-sur-Seille (Moselle), un fabuleux voyage artistique permis par Ma galerie imaginaire d’Alain Yvars (photo ci-dessous).

 

 

Jean-Paul

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