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Géraldine Smith : Le banc

Le banc   par  Géraldine Smith.

Albin Michel (2026) 261 pages.

 

 

 

 

Vraiment, je ne m’attendais pas à découvrir une histoire aussi prenante et émouvante en lisant les premières pages de ce roman de Géraldine Smith, roman intitulé Le banc.

 

Ce fameux banc est le centre d’une histoire qui met en scène trois personnes âgées Georges, Jean-Marc et Marcelqui ont plaisir à se retrouver là, sur ce banc obtenu par Georges auprès de la municipalité. Ce banc trône dans la résidence des Merles bleus dont Alain assure le gardiennage.

 

Nos trois compères n’ont pas le même âge. Georges a 95 ans. Marcel a six ans de moins et Jean-Marc débute juste sa vie de retraité.

 

 

Toutefois, le prologue suscite vite mon intérêt car j’apprends la mort de Georges qui a été retrouvé, au fond de son lit, par celui surnommé le shérif, le gardien, Alain Broquet. Connaître la fin dès le début est une motivation pour en savoir plus, même si, comme déjà dit, je ne suis pas tout de suite emballé.

 

 

Alors, Géraldine Smith remonte le temps, un an et demi avant pour faire vivre les derniers mois de Georges, un homme qui a dirigé une grande entreprise et a deux enfants, Paul et Isabelle. Il est veuf depuis peu. Claudia, son épouse, est morte et il se sent bien seul.

 

 

Parallèlement à ce retour en arrière, l’autrice fait vivre l’enquête menée par le commandant Moussa Mballo afin de savoir si Georges a été assassiné et par qui. Je croise bien sûr d’autres personnages comme cette Chantal peu recommandable alors que Mariola Mathurin, auxiliaire de vie, est remarquable. Il y a aussi Angélique qui est la copine d’Alain. Sa fille, Inès et ses cheveux bleus n’a que 17ans. Elle va mal. Heureusement, elle trouve avec Georges, près du banc, quelqu’un qui la comprend.

 

 

Avec humour et réalisme, Géraldine Smith maîtrise bien son récit mais ce sont surtout ses réflexions, les cas concrets qu’elle met en scène qui font de ce roman un tableau éloquent de notre société, de ces « vieux » que l’on nomme parfois « anciens » pour ne pas fâcher ou encore « PPH (Passera-pas-l’hiver) » ou « Tamalou »...

 

 

Justement, son humour est souvent grinçant malgré les blagues d’Alain. Son observation des immenses centres commerciaux vaut le détour mais le plus important, dans Le banc, c’est cette description pleinement réaliste de la fin de vie, de la vieillesse, des lieux où l’on s’occupe des personnes âgées dépendantes, les Ehpad.

 

 

Géraldine Smith (photo ci-dessous) va aussi loin que possible quand elle met en scène Isabelle et son père qu’elle doit nettoyer, intimité jamais connue et pourtant indispensable, le tout étant vécu avec juste ce qu’il faut de pudeur et de réalisme.

 

 

Je n’oublie pas L’enquête comme l’autrice titre chaque chapitre revenant au travail du commandant Moussa Mballo. Je vous laisse le plaisir de découvrir la vérité et une belle pirouette finale très bien amenée.

 

 

Le banc est un roman nécessaire, beau, émouvant qui doit faire réfléchir chacun de nous et en particulier votre serviteur à l’âge bien avancé, comme on dit aussi…

 

 

Grâce à Babelio et aux éditions Albin Michel que je remercie, j’ai eu la chance de lire cette édifiante histoire, roman qui sera en librairie le 25 février 2026.

Jean-Paul

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D
Tu sais donner envie de le lire !
Répondre
J
Merci Dominique ! et... tant mieux !!!
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