MENU

Freida McFadden : La Femme de ménage

La Femme de ménage    par  Freida McFadden.

Traduit de l’anglais par Karine Forestier.

Titre original : The Housemaid.

City éditions (2023) 355 pages ; J’ai Lu (2023) 412 pages.

 

 

 

Millie, qui a passé les dix dernières années de sa vie en prison, vit depuis un mois dans sa voiture, dormant sur la banquette arrière.

 

 

À la recherche d’un emploi, et après plusieurs entretiens, elle est ravie quand Nina Winchester, une riche New-Yorkaise l’embauche comme femme de ménage. Elle ne peut rêver mieux : une belle maison dans le quartier chic de Long Island, un salaire plus qu’acceptable et enfin un vrai lit où elle pourra allonger ses jambes, même s’il se trouve dans une chambre minuscule.

Une chance inespérée pour elle qui souhaite juste un nouveau départ.

 

 

Mais très vite, l’ambiance se dégrade, Nina se révélant pour le moins versatile et Cecelia, la fille du couple, une vraie sale gosse. Seul, le mari, Andrew, si beau et si sexy calme un peu le jeu.

Une rumeur court également dans le quartier sur le fait que Nina aurait séjourné dans un hôpital psychiatrique, après avoir tenté de noyer sa fille dans la baignoire, et une tentative de suicide.

 

S’ajoute à cette atmosphère désagréable, la découverte pour Millie que la porte de sa chambre mansardée ne se ferme que de l’extérieur et que la petite fenêtre ne s’ouvre pas...

 

 

Outre un huis-clos et une ambiance claustrophobique qui maintiennent le lecteur en haleine tout au long de l’histoire, Freida McFadden (photo ci-dessous) en changeant de narratrice au cours du roman, parvient à retourner totalement notre perception de l’histoire.

 

 

En effet, la construction est assez subtile : une première partie relate le point de vue de Millie et lorsque nous arrivons à la deuxième partie consacrée au point de vue de Nina, qui se présente sous forme de guide, tout est chamboulé !

 

 

Le rythme est addictif, entretenu par des chapitres courts et une tension qui monte inexorablement jusqu’à un final pour le moins inattendu.

Des thématiques profondes sont abordées telles que la violence, l’emprise psychologique, la manipulation émotionnelle et psychologique, l’exploitation des vulnérabilités.

 

 

Mais le style simple et répétitif, des personnages caricaturaux, des décisions peu crédibles m’ont empêchée de savourer pleinement ce roman.

Je dois avouer que la première partie m’a parue particulièrement longue, trop longue et ce n’est qu’avec le changement de narratrice qui m’a obligée à tout revisiter que j’ai vraiment pris du plaisir à ma lecture.

 

 

La femme de ménage de Freida McFadden peut être considéré comme un thriller psychologique efficace, fort divertissant, si on fait fi des incohérences et des invraisemblances.

 

Ghislaine

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
M
On en a tellement parlé que j'ai l'impression de l'avoir déjà lu ! Je me méfie de ces livres bien trop médiatiques mais je le lirai un jour pour me faire ma propre opinion bien que comme toi, je n'aime pas quand les personnages tombent trop dans la caricature...Merci pour ta chronique
Répondre
D
Pas lu, mais j'étais allé voir le film et j'avais bien aimé !
Répondre
Thème Magazine -  Hébergé par Overblog