MENU

Les rues de Lyon, numéro 137 : Clotilde Bizolon, au service des Poilus

Les rues de Lyon  numéro 137. 

Récit historique : Clotilde Bizolon, au service des Poilus.

par Guillaume Bouvy (scénario) et Louna Gau (dessin).

 L’Épicerie séquentielle (mai 2026) 12 pages.

 

 

 

Le numéro du mois de mai des Rues de Lyon s’est intéressé à Clotilde Bizolon, une personnalité lyonnaise qui consacra une grande partie de sa vie au soutien des soldats de la Première Guerre mondiale.

 

Née en 1871 à Coligny dans l’Ain, on la découvre en 1914, à Lyon Perrache, devant la gare, où elle s’est installée pendant la Grande Guerre pour être utile. Veuve depuis 1893 et ayant perdu son fils unique dès le début de la guerre, elle a décidé que tous les soldats seront ses fils et devient « La mère des Poilus ».

 

Elle sert du café, du chocolat et de la soupe à ces « Poilus », des soldats brisés de fatigue et de chagrin, tous en route pour le front. Un buffet primitif bien apprécié.

 

 

Toutes ses économies passent dans les repas qu’elle offre. L’appui d’Édouard Herriot, maire de Lyon,  lui permettra d’avoir un abri en dur.

 

 

Après l’armistice, elle transforme l’ancienne boutique de cordonnier de son mari en buvette pour les soldats démobilisés, rend également visite aux personnes isolées, va dans les hôpitaux et garde souvent les enfants de son quartier.

 

 

Puis, quand la nouvelle guerre éclate, malgré son âge, 69 ans, elle rouvre sa buvette devant la gare de Perrache. Et puis vient le drame. En février 1940, elle est violemment agressée chez elle et décède trois jours plus tard. Un homme sera arrêté, se suicidera en prison. Il est évident qu’il est l’auteur de l’assassinat, et pourtant...

 

 

Guillaume Bouvy, le scénariste, a eu l’idée originale de mettre en scène  Edmond Locard qui avait enquêté sur le décès de Clotilde Bizolon et avait classé l’affaire à l’époque.

Depuis, ses conclusions ont été remises en cause par un témoignage tardif… 

 

 

D’autre part, dans cette biographie, le dessin plein de sensibilité de Louna Gau s’adapte parfaitement à la bienveillance, au dévouement et à l’engagement indéfectible de cette femme devenue très populaire.

 

 

J’ai trouvé intéressant et très approprié d’avoir reproduit dans la BD, un article intitulé « Une vraie femme de France » paru dans le journal Le Passe-temps du 2 janvier 1917.

 

 

Encore un chouette numéro avec ce récit historique permettant de remettre en mémoire une femme, Clotilde Bizolon, à la bonté et à la générosité exemplaires, mais dont la vie s’est terminée hélas, de façon tragique.

 

 

Remerciements renouvelés à Vincent.

Ghislaine

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Thème Magazine -  Hébergé par Overblog