Odile Vansteenwinckel : Les Envahis
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Les Envahis par Odile Vansteenwinckel.
Edern Éditions (2026) 262 pages.
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Odile Vansteenwinckel, autrice belge que je découvre grâce aux éditions Edern, m’a complètement déboussolé, perdu, égaré au cours de la lecture de Les Envahis, une lecture qui fut difficile mais que j’ai menée jusqu’au bout.
J’ai été déboussolé par une façon d’écrire, hachée, avec de nombreuses coupures, une présentation originale, mettant en avant l’histoire d’une femme sous l’emprise d’un homme qui a trente ans de plus qu’elle.
J’ai été perdu souvent par de nombreuses ruptures dans le récit qui oscille entre introspection, réalité et fantasmes.
J’ai été égaré au cours de ce récit d’une affirmation essentielle d’une femme appelée « elle » pendant l’essentiel du livre pour enfin devenir « Elle ». D’ailleurs, lorsqu’un paragraphe débute par « elle », pas de majuscule et beaucoup de mystères.
La femme en question a 26 ans et, au cours d’une Foire du Livre, elle lit en public, Spasme, son premier ouvrage publié. C’est là que cet homme plus âgé, écrivain confirmé, l’aborde, entre en relation avec elle, l’invite dans sa mansarde… Il est noir et se mêlent alors souvenirs de colonisation et des traumatismes de l’enfance…
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Ne me demandez pas trop de détails car tout revient par secousses, réflexions, souvenirs. D’autres personnages apparaissent. Réels ? Fictifs ?
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Débarquent aussi « Les Furieuses » qui vont sans cesse revenir dans un déferlement de mots, ce qui me met mal à l’aise car j’ai du mal à comprendre.
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J’ai l’impression d’osciller entre réalité et fiction, de me débattre dans les fantasmes sexuels masculins, d’un homme qui a réussi à mettre cette femme sous son emprise.
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Au passage, je ne comprends pas pourquoi l’autrice cite les pays avec leur première lettre : C. ou B. alors qu’il semble bien qu’elle parle du Congo et de la Belgique, remettant ça pour la ville avec B. Pour Bruxelles ? Est-ce une fantaisie littéraire ou une nécessité ?
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Bien sûr, ce roman très original, à l’écriture unique, est fondamentalement féministe. Odile Vansteenwinckel réussit à mettre en scène un homme d’un machisme odieux, un homme qui bascule dans la violence et pousse à la fuite celle qui en est victime bien qu’elle doive s’occuper de son bébé. Pour une relation qui a duré à peine une année, cela fait beaucoup mais je comprends tout à fait qu’il faille plonger au plus profond de tourments psychologiques proches de la folie pour oser s’en sortir. Fallait-il pour cela citer de longs passages d’Hamlet du fameux William Shakespeare ?
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Bref, Les Envahis, ce second livre signé Odile Vansteenwinckel (photo ci-dessus), m’a souvent ennuyé tout en m’intriguant beaucoup. C’est le genre d’ouvrage qui mériterait d’intéressants débats avec son autrice afin d’éclairer la lanterne du simple lecteur que je suis.
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Jean-Paul
