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3. Tour de l'Aubrac : du 18 au 27 juin 2026

Tour de l’Aubrac : du 18 au 27 juin 2026.

 

3. Samedi 20 juin : Montgros – Nasbinals - Aubrac.

 

 

Si, ce matin, le petit-déjeuner est copieux, l’étape qui nous attend n’est pas longue.

 

 

Nous quittons nos hôtesses super accueillantes de la Maison de Rosalie avec regret. Il faut souligner qu’elles ont accepté avec plaisir d’avancer l’heure de ce petit-déj’ afin que les randonneurs puissent partir à la fraîche car cette journée, comme les autres, s’annonce très chaude. Il faut souligner leur effort car ce ne sera pas le cas dans tous les hébergements.

 

 

Jusqu’à Nasbinals, le chemin est tranquille et nous découvrons cette pittoresque cité. À chaque coin de rue, les maisons en pierre basaltique avec leur toit de lauze s’harmonisent parfaitement. C’est, bien sûr, l’église romane qui capte le regard, tellement ses proportions sont réussies.

 

 

La boulangerie attire beaucoup de clients ce samedi matin et nous en faisons partie car il faut prévoir le pique-nique. Pizzas, sandwiches feront l’affaire.

 

 

La sortie de Nasbinals intrigue avec ces piquets et cette rubalise de chaque côté de la route. Dès que nous prenons un chemin non goudronné, ce sont des rubans orange qui reviennent régulièrement. Il faudra attendre le repas du soir pour savoir ce qui se prépare…

 

 

Avant de traverser le ruisseau de Chambouliès, un panneau annonce la traversée des prairies d’estive entre le pont de Pascalet et Aubrac. Les règles sont strictes et un portillon, avant beaucoup d’autres, indique que nous entrons dans le domaine réservé aux troupeaux.

 

 

Pour nous, débute un des grands moments de ce Tour de l’Aubrac. C’est majestueux, impressionnant. Le calme règne, l’air est pur et vaches, taureaux et veaux sont là, tranquilles, pas loin de nous. Le paysage semble sans limite et nous en profitons au maximum.

 

 

 

Ferme de Pascalet, burons de Ginestouse et toujours plus haut, sans pente raide, nous atteignons le point culminant de la Via Podiensis qui conduit les pèlerins du Puy-en-Velay à St Jacques de Compostelle, à 1 368 mètres d’altitude.

 

 

Un peu plus loin, nous quittons la Lozère pour le département de l’Aveyron car le village d’Aubrac approche. La descente a été rapide vers ce très beau village qui concentre chaque année, en mai, la fameuse transhumance qui attire un monde fou. Ce samedi 20 juin, il y a tout de même beaucoup d’animation car le beau temps est favorable, même si la température grimpe vite.

 

 

Les bâtiments qui restent de la fameuse Domerie d’Aubrac sont toujours impressionnants : l’église, la tour des Anglais et une maison rappellent cette période faste où ce grand monastère était une halte essentielle sur le chemin de Compostelle.

 

 

Il est encore assez tôt, avantage des étapes courtes, nous avons le temps de profiter du village. D’abord, nous cherchons « La Colonie », où nous allons passer la nuit. Si l’accueil n’est pas ouvert encore, nous profitons d’une table à l’ombre pour manger. Devant nous, passent ceux qui poursuivent sur le GR65.

 

 

Un bon café en terrasse puis visite du village et, surtout, de La Maison de l’Aubrac. L’intérieur d’un buron traditionnel est reconstitué et un film rappelle comment vivaient les hommes durant l’estive avec, en particulier, la fabrication du fromage.

 

 

Après avoir repéré le départ pour le lendemain, passant devant un buron transformé en restaurant, retour à La Colonie, un logis qui est un véritable musée, aménagé et décoré avec soin. C’est là, au cours du repas, que nous faisons d’abord connaissance avec un randonneur néerlandais puis avec nos trois autres voisins de table qui vont participer, demain, au trail de l’Aubrac dont départ et arrivée se trouvent à Nasbinals. Les rubans orange sont pour eux ! Ils font partie du club de Manduel, près de Nîmes, et sont inscrits sur 50 ou 30 km.

 

 

La discussion est très intéressante autour d’un aligot - saucisse copieux : un vrai régal ! Il paraît que certains en ont repris ! En entrée, nous avons apprécié le pounti, une spécialité régionale composée de pruneaux, de blette, de lard…

 

 

Le problème de l’heure du petit-déjeuner est vite résolu grâce aux coureurs car notre hôte met tout à disposition sur les tables. C’est l’idéal !

 

 

Après une petite promenade digestive dans le village, il est temps de prendre un peu de repos.

 

 

 

Ghislaine et Jean-Paul

Strava : 12,130 km. D+ 304 m.

 

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M
Votre périple continue bien agréablement avec cette étape plus courte qui vous permet de faire aussi un peu de tourisme après avoir bien profité des beaux paysages...Merci pour cette suite.
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J
Merci à toi, Manou !
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