Aurélia Schneider : Antoinette Trubule
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Antoinette Trubule par Aurélia Schneider.
Éditions Eyrolles (2026) 297 pages.
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Suivre Antoinette Trubule n’a pas été facile.
En spécialiste, Aurélia Schneider qui est psychiatre, justement spécialisée en thérapie comportementale, s’est régalée avec son personnage principal. Elle a analysé sentiments et comportements, réussissant à merveille à faire patienter son lecteur.
D’hésitations en contretemps, de maladresses en non-dits, la quête de bonheur menée par Antoinette dure longtemps, un peu trop.
À 31 ans, d’abord, Antoinette a dû subir l’ablation de son sein gauche à cause d’un cancer peu invasif, maladie rare chez une femme aussi jeune.
Aurélia Schneider décrit parfaitement tout ce que ressent Antoinette, ses craintes, ses complexes avec cette fameuse cicatrice qu’elle ne veut pas voir mais dont elle doit prendre soin malgré tout.
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Petit à petit, plusieurs personnages apparaissent et jouent un rôle important ou accessoire dans l’histoire d’Antoinette qui travaille comme assistante dans une clinique vétérinaire, une de ces fameuses cliniques qui fleurissent un peu partout. Ici, bien sûr, on est à Paris et on évolue dans des milieux privilégiés.
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Le Docteur Yukiko Claret dirige la clinique vétérinaire. Elle est une spécialiste de renommée internationale pour soigner et guérir le colon des animaux. Tout de suite, on est à un niveau très élevé mais cette femme souffre de TOC, ces fameux troubles obsessionnels compulsifs. Elle est malade de la saleté, nettoyant tout et tout le temps, à plusieurs reprises. Elle doit guérir et cela sera un des enjeux secondaires de l’histoire.
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Antoinette qui avait été opérée avec succès par le Docteur Paul Martin, est, à 34 ans, maintenant, toujours vierge. Elle écoute tout ce qu’on lui dit, se fait conseiller par Agathe, une amie fort délurée. Alors qu’elle désespère de rencontrer enfin l’homme de sa vie, voilà que, hasard extraordinaire, débarque à la clinique un certain Paul Martin ! Il vient faire soigner son chat victime d’une sérieuse bactérie. Je n’en dirai pas plus car tout l’intérêt du livre va être de savoir comment ces deux êtres, manifestement faits l’un pour l’autre, vont enfin réussir à se trouver.
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Aurélia Schneider (photo ci-dessous) conduit tout cela avec beaucoup d’habileté, glisse quelques personnages secondaires apportant un peu de variété. Elle réussit ainsi à m’intriguer, à me pousser à aller au bout de l’histoire d’Antoinette Trubule alors que, franchement, j’ai été tenté un moment de laisser tomber.
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Les analyses psychologiques sont poussées et l’autrice n’est pas avare de détails. Quand elle délaisse l’esprit pour le corps, elle fait cela avec beaucoup de délicatesse.
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Antoinette Trubule est un roman qui me semble davantage destiné à un lectorat féminin mais je remercie Babelio et les éditions Eyrolles pour cette découverte intéressante.
Jean-Paul
